Les Hauts d’Asnières - Lot D - 92600 ASNIÈRES-SUR-SEINE
MAÎTRISE D’OUVRAGE
EMERIGE
MISSION
concours
ÉQUIPE
David Besson-Girard - paysage
SURFACE
12 529 m² shab
MONTANT TRAVAUX
22 731 000 € ht
DÉMARCHE ENVIRONNEMENTALE
H&E profil A
Construction neuve de 190 logements
Le projet est ainsi composé de 4 éléments de natures différentes :
– Un immeuble linéaire en r+7 et r+9 situé à la pointe Sud
– Une série de maisons de ville en r+2
– Une tour en R+17
– Un immeuble « plot » en R+6, en limite Nord-Ouest, le long de la Rue du 18 juin 1940
Chacune des parties du projet entretient par sa forme et sa disposition un rapport spécifique avec l’environnement en écho avec le type d’habitat qu’elle accueille :
Le bâtiment Sud
Cet immeuble accueille tous types de logements avec une proportion importante de petits logements (T1, T2). Il s’agit d’accueillir à proximité du métro et de l’avenue de la Redoute une population métropolitaine mixte composée de jeunes travailleurs, de jeunes couples, de célibataires et de personnes âgées habitant en synergie avec les familles occupant les plus grands logements (T3, T4, T5)
A l’endroit où la parcelle est la plus étroite, le bâtiment Sud s’étire linéairement. Profitant d’une équivalence d’orientation solaire et de vue dégagée vers l’Ouest ou l’Est, la partie centrale de cet immeuble comporte, de part et d’autre, des petits logements mono-orientés, tandis qu’aux deux extrémités, prennent place des T4 et des T3 bénéficiant ainsi d’une double orientation. Le gabarit de cet immeuble est limité à R+7 le long de la rue, tandis que deux niveaux supplémentaires sont disposés en Façade Ouest afin d’accueillir une série de 5 duplex (T5, T4).
Émergence
L’émergence du projet s’élance au Nord du site dans un environnement calme et peu dense. Il se compose principalement de logements familiaux (T3, T4), de quelques petits logements situés en partie basse, tandis qu’au deux derniers niveaux prennent place 4 très grands logements d’exception en duplex (T5).
De par sa forme et sa situation, cette tour s’adresse depuis et vers le lointain et le grand territoire. La relation traditionnelle du logement avec le sol s’estompe ainsi au bénéfice d’une relation avec la dimension géographique du site qui doit en faire sa principale qualité.
La tour est alors limitée à quatre logements par niveau pour préserver son élancement et pour que tous les logements qu’elle accueille conservent leur relation au paysage. Il s’agit de valoriser l’habitat en hauteur en offrant des qualités qui se substituent au déracinement de l’espace archétypique du logis, ici une double orientation et une terrasse double hauteur.
La composition du plan alterne ainsi d’un niveau sur l’autre, les terrasses d’un côté à l’autre du séjour d’angle. Le logement est magnifié au travers de deux idées fortes ; d’une part la vue et l’horizon et, d’autre part, le prolongement du sol extérieur qui fabrique l’interface avec le vide depuis l’espace intérieur. Chacune des terrasses est protégée par des murs latéraux qui préservent des vues d’un balcon sur l’autre et accentuent le sentiment de protection.
Par sa nécessaire relation avec le lointain, la tour doit, par ailleurs, transfigurer sa dimension domestique pour engager un rapport symbolique au travers d’une expression plastique abstraite.
Dans ce sens, la mise au point des logements est doublée d’un dispositif formel constitué par l’assemblage de modules en U superposés en quinconce. Chacun des U accueille un balcon en double hauteur et, plus symboliquement, un logement. Il en résulte une expression architectonique claire et puissante où la tour n’est pas conçue comme le remplissage plus ou moins arbitraire d’un volume transpercé mais comme un village vertical de logements autonomes assemblés pour pouvoir s’élever dans le ciel.
Le plot nord
D’une hauteur de 6 niveaux sur rez-de-chaussée, ce bâtiment a pour fonction de compléter la tour située à proximité. Ils délimitent ensemble les deux côtés d’une placette résidentielle arborée qui leur donne respectivement accès et permet de préserver les platanes présents sur le site. Un local vélo relie physiquement le plot et la tour afin de ne pas appliquer la règle de l’éloignement entre deux bâtiments distincts sur une même parcelle. Leur position en quinconce permet d’éviter tout vis-à-vis de l’un vers l’autre. Par sa situation, ce plot engage une relation plus domestique le long de la rue du 18 juin 1940 et établit une transition ainsi qu’une mise à distance entre la future tour et celle qui existe de l’autre côté de la rue.
Les maisons de villes
Au cœur du projet, les maisons de ville bénéficient d’une situation protégée. En dégageant le ciel et en préservant l’ensoleillement de l’Ouest. Elles offrent, en outre, les conditions nécessaires à la création d’un parc entre la tour et le bâtiment Sud.